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Formation presbyacousie Sabine Boillot

Chères consœurs, chers confrères,

Je serai à Strasbourg les 20 et 21 Mai 2019 afin d’y animer une formation qui portera sur l’évaluation et la prise en charge de la Presbyacousie,les moyens de compensation que sont les prothèses auditives et les implants et pour faire participer les stagiaires à un atelier de lecture labiale.
Cette formation est prise en charge par le DPC et le FIF PL.
Vous trouverez en pièce jointe le programme complet de ces deux journées ainsi que les modalités d’inscription.

Je reste à votre disposition pour répondre à vos questions.
Bien cordialement,
Sabine BOILLOT
TRANSMISSIONS.FORMATIONS


transmissions.formations.13@gmail.com

Appel à écriture : Pratiques n° 86 « Vérités et mensonges »

Chers auteurs,

Pour rappel, nous vous renvoyons l’appel à écriture pour le Pratiques n° 86, envoyé il y a quelques temps déjà. 

Merci d’envoyer vos propositions à l’adresse de Marie-Odile Herter, secrétaire de rédaction : marie-odile.herter@orange.fr

Au plaisir de vous lire,

La rédaction

Pratiques n° 86 : Vérités et mensonges

Retour des articles : 1er mai 2019

Publication : juillet 2019 

La pratique soignante est à la croisée des chemins, elle se devrait d’articuler des données issues de différents mondes. Or, formés comme des scientifiques, les soignants sont amenés à exercer comme des « ethno-socio-psychologues » avec leurs propres croyances et leurs références. Avec quelle formation et comment peuvent-il baser leur pratique sur les données scientifiques les plus valides possibles tout en travaillant dans un « régime » d’incertitude permanente ? Est-il possible de travailler avec les attentes de la personne soignée sans occulter le doute qui accompagne toute pratique « honnête » ? Ce doute peut-il être partagé entre tous et à tout moment ? 

Les pressions des différents lobbies (médicaments, pesticides, amiante…) sur les citoyens, les professionnels et les décideurs sont majeures. Faute de barrières institutionnelles suffisantes et d’indépendance de l’expertise sanitaire publique, leur influence dévoie les politiques de santé publique et vient pervertir le fonctionnement démocratique. 

La fabrique de l’opinion par les lobbies « lobotomiseurs » et l’amplification de la transmission des « fausses nouvelles » perturbent le libre arbitre des citoyens qui ont l’impression de ne plus pouvoir faire confiance à personne. 

Comment, collectivement, rechercher une certaine « vérité scientifique » en médecine et la distinguer des « mensonges » d’un scientisme instrumentalisé ? Comment dénoncer « l’affectation de scientificité » qui remplace de plus en plus la rigueur de la démonstration et réduit la connaissance à la réponse à des QCM et à l’exécution de protocoles ?

Il faut réhabiliter les discours critiques et protéger les lanceurs d’alerte pour faire reconnaître le caractère relatif et évolutif des « vérités scientifiques » qui sont les fondements d’une authentique exigence rationnelle, à réinterroger sans cesse. 

Les principes qui sous-tendent la notation, l’évaluation et les objectifs de performance qui se développent dans le champ du travail n’épargnent pas les soignants, en leur imposant une fausse objectivité et en faisant pression sur les personnes. Les critères choisis pour les accréditations et les évaluations des lieux de soin ne disent rien du travail réel et produisent un reflet de l’institution complètement biaisé. 

Quelle est la finalité du dire vrai dans le soin ? Il est important de comprendre quels intérêts l’on sert lorsque l’on recherche une certaine « vérité » ou, au contraire, quand on cherche à l’occulter…

Pratiques n° 84 « Où va la psychiatrie ? »

Madame, Monsieur,

Peut-être le savez-vous déjà, mais le n° 84 de Pratiques Où va la psychiatrie ? est paru.

La folie, comme toute aventure humaine, s’inscrit dans le contexte social et culturel. Dans nos sociétés de plus en plus compétitives, normatives et pathogènes, nombre de personnes perdent leurs repères jusqu’à présenter des pathologies du spectre psychiatrique.

Depuis trop longtemps, une grande partie de nos déviants, voire de nos « fous », sont abandonnés à eux-mêmes. Ils peuplent les prisons, occupent les trottoirs, les gares et les couloirs du métro faute de soins et de places vivables pour eux dans la société.

Or, pour soigner, il faut savoir ce que l’on a à soigner afin de déterminer comment s’y prendre, d’où la question cruciale : quel est l’objet de la psychiatrie ? Selon la chapelle du pratiquant : psychanalyse, psychiatrie, neurologie, recherche en neurosciences, Haute autorité de santé, la nature de cet objet varie du tout au tout. Elle serait : psychique, mentale, androgénétique, neuro-comportementale, cognitive… Ceci conditionnant cela, le sens et la place accordés aujourd’hui au soin psychiatrique sont plus que jamais controversés.

L’accès aux soins se dégrade du fait de la disparition continue des hôpitaux de proximité et des reconfigurations incessantes des lieux de soin. La diminution du nombre de lits, le démantèlement de la psychiatrie de secteur, la réduction des effectifs, les démissions en chaîne des psychiatres aboutissent au manque de disponibilité des soignants pour prendre soin des patients. Il a fallu que des soignants, à bout de souffle, fassent la grève de la faim et grimpent sur les toits pour faire entendre leur voix.

La relation soignant-soigné est empêchée et dénaturée, se heurtant à l’injonction paradoxale de faire toujours plus avec toujours moins : soins sous contrainte, enfermement, contention, camisoles chimiques, protocoles… Le discours sécuritaire prédomine, enfermant les patients, les soignants et la société dans une méfiance réciproque… L’accueil se déshumanise, les urgences sont encombrées, les délais d’attente s’allongent… Les critères juridiques, gestionnaires, administratifs, économiques souvent sous couleur moralisatrice prennent le pas sur les critères authentiquement humains, thérapeutiques et éthiques. Comment, dans un tel contexte, accueillir un patient quand on connaît l’importance de cet accueil qui conditionne toute la suite et l’accompagner dans la durée ?

Comment pensée, praxis et politique peuvent-elles s’agencer au mieux afin de sauvegarder l’intérêt de tous ?

Avant que la folie ne gagne la société tout entière, il est urgent que ceux qui ont la prétention de nous gouverner ouvrent leurs yeux… Car comme le disait Lucien Bonnafé : « On juge du degré de civilisation d’une société à la manière dont elle traite ses marges, ses fous et ses déviants ».

Vous trouverez ci-dessous les liens vous permettant d’accéder à toutes les informations sur ce numéro.

N’hésitez pas à diffuser l’information par simple transfert à vos réseaux !

Bien cordialement,

La Rédaction

SOMMAIRE DU N° 84 et ARTICLES EN ACCES LIBRE : https://pratiques.fr/-Pratiques-No84-Ou-va-la-psychiatrie-

TOUS LES NUMÉROS : https://pratiques.fr/-Acheter-ou-telecharger-des-numeros-

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